Un aperçu de notre démarche.
Vous avez ouvert aux particuliers un marché qui leur était fermé depuis vingt ans : celui des quotas d'émission carbone européens. Le principe est d'une simplicité redoutable — l'Europe plafonne le nombre de tonnes de CO₂ que son industrie a le droit d'émettre, découpe ce plafond en certificats, et chaque certificat détenu par un épargnant est un certificat qu'une usine ne peut plus utiliser. Là où la finance verte se contente de trier des portefeuilles, vous avez trouvé le seul mécanisme où l'euro qui rapporte est exactement le même que celui qui contraint le pollueur. Fondée en 2023, votre plateforme donne accès à ce marché de 800 milliards d'euros de volume annuel à partir de 1 000 €, via des partenaires financiers régulés, avec plus de 5 millions d'euros levés auprès de RAISE Ventures, du Groupe Eren, de XAnge et de Redstone.
Ce qui vous rend unique tient dans une distinction que presque personne ne fait : vous ne vendez pas des crédits carbone volontaires, vous donnez accès au marché réglementé européen. La différence est structurelle. Un crédit volontaire repose sur un scénario hypothétique — une forêt qu'on aurait pu raser — et l'enquête menée par The Guardian et Die Zeit a établi que plus de 90 % des crédits du plus grand programme forestier mondial ne correspondaient à aucune tonne évitée. Un quota européen, lui, est compté, audité par des vérificateurs accrédités, et sanctionné à hauteur de 100 € par tonne manquante — une amende qui n'exonère même pas de racheter le quota l'année suivante. Vous êtes le seul acteur à avoir franchi la barrière qui tenait les particuliers à l'écart de ce marché : pas une barrière de montant, une barrière d'accès au registre.
Votre conviction de départ est un constat d'échec, et vous l'assumez publiquement : les solutions de finance verte existantes sont, selon vos propres mots, « décevantes dans leurs effets sur le réel ». Vous ne croyez pas aux bonnes intentions, vous croyez aux mécanismes contraignants — ceux où le pollueur n'a pas le choix. D'où votre exigence de preuve plutôt que de récit : chiffres de la Commission européenne, vérificateurs indépendants, travaux universitaires que vous financez pour mesurer l'effet réel des quotas retirés. Et d'où votre habitude de prendre les objections de front, y compris la plus dure — celle du « permis de polluer » — au lieu de l'esquiver.
Des épargnants avertis, plutôt entre 30 et 55 ans, CSP+, qui ont déjà une assurance-vie, un PEA, parfois du locatif ou des SCPI, et qui cherchent maintenant un actif qui ne réagisse pas aux mêmes chocs que tout le reste de leur patrimoine. Une partie vient d'abord pour le climat et découvre le rendement. L'autre vient pour le rendement et découvre l'impact. À côté, une cible professionnelle qui pèse lourd : conseillers en gestion de patrimoine et family offices, en quête d'une brique réellement différenciante à proposer à leurs clients.
Ils ont l'impression de s'être fait avoir par la finance verte, et ils n'ont pas complètement tort. Ils ont coché la case « fonds responsable » dans leur contrat, payé les frais, et n'ont jamais reçu la moindre preuve qu'une tonne de CO₂ ait été évitée quelque part. Résultat, ils ont intériorisé un arbitrage qu'ils vivent mal : soit je gagne de l'argent, soit j'agis, mais pas les deux. Et personne ne leur a jamais expliqué où va vraiment leur argent.
Que les quotas carbone sont des permis de polluer vendus aux industriels les plus riches. Que quotas réglementés et crédits carbone volontaires, c'est la même chose. Que le marché carbone est un truc opaque réservé aux traders, où un particulier n'a rien à faire. Et surtout : qu'investir pour le climat implique forcément d'accepter un rendement moindre — alors que la vraie question n'est pas le rendement, c'est de savoir si le mécanisme contraint réellement quelqu'un.
Les chiffres qui contredisent leur intuition, et votre secteur en est rempli. Le démontage du greenwashing des fonds labellisés — sujet sur lequel ils ont un contentieux personnel et une vraie envie de commenter. La révélation d'un mécanisme massif qui tourne dans leur dos : 43,6 milliards d'euros de recettes climatiques en 2023, onze mille usines sous contrainte, et ils n'en avaient jamais entendu parler. Et les débats moralement inconfortables, du type « a-t-on le droit de gagner de l'argent sur la pollution ? », où ils ont envie de trancher.
Les sujets que vous allez découvrir ne sont pas des idées sorties d'un chapeau. Ils sont le résultat d'un processus de recherche systématique conçu pour maximiser l'impact de chaque vidéo sur votre audience.
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Votre tonalité : Expert exigeant et pédagogue, avec un franc-parler assumé. Valentin Lautier, fondateur, filmé de trois-quarts, en train d'expliquer à un intervieweur hors champ pourquoi la moitié de ce qu'on raconte sur le marché carbone est faux — jamais en s'adressant frontalement à la caméra. Vouvoiement. Chaque terme technique est expliqué dans la phrase qui suit, et les objections sont prises de front plutôt que contournées. Si l'agenda l'impose, Siptène Pirbay est tout aussi légitime sur l'objection investisseur, et Sixtine Mailleux sur la mécanique concrète du parcours.
Chaque script est écrit pour être lu naturellement, comme une conversation — pas comme un texte corporate. Pas de jargon non expliqué, pas de formules creuses, pas d'appel à l'action.
Ces scripts ont été rédigés en imaginant Valentin Lautier devant la caméra. C'est une hypothèse de travail — nous déciderons ensemble, en RDV, du porte-parole et du format qui vous ressemblent le plus.
Il y a un marché de 800 milliards d'euros par an en Europe. 90 % de ce qui s'y vend part chez dix acteurs. Et aucun des dix n'est une usine.
Il y a un marché de 800 milliards d'euros par an en Europe. 90 % de ce qui s'y vend part chez dix acteurs. Et aucun des dix n'est une usine. Le marché dont je parle, c'est celui du carbone européen. Le principe est assez simple, en fait. L'Europe décide chaque année d'un nombre total de tonnes de CO₂ que l'industrie a le droit d'émettre. Elle découpe ce total en petits certificats, une tonne chacun, et elle les met en vente aux enchères. À la fin de l'année, chaque usine doit rendre autant de certificats qu'elle a émis de tonnes. Si elle n'en a pas assez, elle en achète. Si elle a réduit ses émissions, elle en a en trop et elle les revend. Onze mille trois cents sites industriels sont concernés, dans vingt-neuf pays. Des cimenteries, des aciéries, des centrales électriques, et depuis peu le transport maritime et l'aviation. Ça représente à peu près quatre tonnes de CO₂ sur dix émises en Europe. Donc voilà un marché énorme, qui pilote la décarbonation de tout un continent. Et la plupart des gens n'en ont jamais entendu parler. Le truc c'est que pour y participer, il ne suffit pas d'avoir de l'argent. Il faut un compte dans un registre tenu par les États. Et pendant vingt ans, ce compte, un particulier ne pouvait pas l'ouvrir. Pas parce que c'était interdit noir sur blanc. Parce que les conditions d'accès, les garanties à déposer, les démarches, étaient calibrées pour des salles de marché. Résultat, aux enchères de la Commission européenne, à peu près neuf quotas sur dix sont achetés par une dizaine d'intermédiaires financiers. Des banques, des courtiers. Pas des industriels. Les industriels, eux, se fournissent après, auprès de ces intermédiaires. Et sur le marché de la revente, quatre-vingt-dix-sept pour cent des échanges passent par une seule plateforme. Moi quand je vois ça, je ne crie pas au scandale. Ces acteurs font leur métier, ils apportent de la liquidité, ils permettent à une cimenterie de se couvrir sur trois ans. Le problème est ailleurs. Le problème, c'est qu'une décision qui concerne tout le monde — combien coûte une tonne de CO₂ en Europe — se prend dans une pièce où presque personne n'est invité. Et quand dix acteurs décident en même temps de vendre, le prix décroche. Pas parce que le climat a changé. Parce que dix salles de marché ont eu la même idée le même matin. C'est une question de conception, pas de complot. On a construit un outil climatique et on lui a donné une porte d'entrée de salle des marchés. Pendant vingt ans, personne ne s'est demandé si ça posait un problème. Aujourd'hui la porte s'entrouvre. Et la vraie question n'est plus de savoir qui a le droit d'entrer, mais ce que ça change quand ce ne sont plus seulement dix acteurs qui décident du prix du carbone.
En 2027, il va y avoir une nouvelle ligne dans votre facture de gaz. Elle n'a pas de nom commercial, elle s'appelle ETS2, et personne ne vous a prévenu.
En 2027, il va y avoir une nouvelle ligne dans votre facture de gaz. Elle n'a pas de nom commercial, elle s'appelle ETS2, et personne ne vous a prévenu. Alors ETS2, c'est un nom de code européen, et je vais l'expliquer simplement. Depuis 2005, il existe un système où les usines et les centrales électriques doivent acheter un certificat pour chaque tonne de CO₂ qu'elles émettent. Ça marche : les émissions de ces secteurs ont baissé d'à peu près trente-cinq pour cent en dix ans. Sauf qu'il restait deux gros morceaux en dehors du dispositif : le chauffage des bâtiments et les carburants routiers. Autrement dit, votre chaudière et votre voiture. À elles deux, elles pèsent une part énorme des émissions européennes, et elles ne baissaient pas. Donc l'Europe a décidé de leur appliquer le même mécanisme. C'est ça, ETS2. Et ça démarre en 2027. Attention, ce n'est pas vous qui allez acheter des certificats. Ce sont les fournisseurs de gaz, de fioul, d'essence, de gazole. Eux achètent, et eux répercutent. Comme toujours. Les chiffres qui circulent, je vous les donne tels quels. Avec un prix du carbone autour de soixante euros la tonne, on parle d'environ deux cents euros de plus par an sur une facture de chauffage pour un ménage modeste, et jusqu'à trois cent soixante-dix euros pour un ménage aisé — la différence vient simplement de la surface qu'on chauffe. Et sur l'ensemble du dispositif, entre 2026 et 2032, l'Europe s'attend à collecter à peu près trois cents milliards d'euros. Trois cents milliards. Prélevés sur le chauffage et sur l'essence. Là on va me dire : donc c'est une taxe déguisée. Et non, il y a une différence, et elle est importante. Une taxe, un gouvernement en fixe le montant, et il peut le geler quand la rue gronde. On l'a vu en France. Là, le prix n'est pas fixé par un ministre, il sort d'un marché. Personne ne peut le suspendre d'un trait de plume. Ça a un avantage et un inconvénient. L'avantage, c'est que la trajectoire est crédible : les industriels et les constructeurs savent que ça va monter, donc ils investissent. L'inconvénient, c'est que si la demande est forte et l'offre serrée, le prix peut dépasser ce qui était annoncé. Et plusieurs analyses disent déjà que les estimations officielles sont probablement basses. Il y a un pare-feu prévu : un Fonds social pour le climat, soixante-cinq milliards d'euros à l'échelle européenne, censé aider les ménages les plus exposés à changer de chaudière ou de voiture. Soixante-cinq milliards sur trois cents collectés. Est-ce que ce sera suffisant, et est-ce que ça arrivera aux bonnes personnes, honnêtement je n'en sais rien. Ça dépendra de chaque État. Ce que je sais, c'est que la mesure est votée, que la date est connue, et qu'entre aujourd'hui et 2027 il y a le temps de changer une chaudière au fioul. Ceux qui l'auront fait avant ne verront presque pas la différence. Les autres la découvriront sur une facture.
À chaque fois que j'explique ce qu'on fait, on me ressort la même phrase : donc en gros, vous vendez des permis de polluer. C'est exactement l'inverse, et je vais vous montrer pourquoi.
À chaque fois que j'explique ce qu'on fait, on me ressort la même phrase : donc en gros, vous vendez des permis de polluer. C'est exactement l'inverse, et je vais vous montrer pourquoi. La confusion vient de ce qu'on mélange deux choses qui n'ont rien à voir : une taxe et un plafond. Une taxe carbone, ça met un prix sur la tonne de CO₂. Vous polluez, vous payez. Et si vous voulez polluer deux fois plus, vous payez deux fois plus, et c'est tout. Il n'y a aucune limite au total. Une entreprise assez rentable peut émettre autant qu'elle veut jusqu'à la fin des temps, du moment qu'elle passe à la caisse. Ça, oui, on peut appeler ça un permis de polluer. Un plafond, c'est l'inverse. L'Europe commence par décider du nombre total de tonnes autorisées pour l'année. Ce nombre est fini. Il est connu à l'avance. Et ensuite seulement, ce total est découpé en certificats qui circulent entre les industriels. Le prix, personne ne le fixe : il sort de la rencontre entre ceux qui en ont besoin et ceux qui en ont en trop. Donc dans un système de plafond, la question n'est pas combien ça coûte de polluer. La question, c'est combien de tonnes existent. Et le nombre de tonnes qui existent baisse de quatre virgule trois pour cent par an. Quatre virgule quatre à partir de 2028. Ce n'est pas un objectif politique qu'on renégocie chaque année, c'est une soustraction inscrite dans un texte de loi. Si vous prolongez cette droite, elle touche zéro en 2039. Et ce n'est pas déclaratif. Une usine qui n'a pas assez de certificats à la fin de l'année prend cent euros d'amende par tonne manquante, indexés sur l'inflation. Et l'amende ne l'exonère pas : elle doit quand même racheter et rendre les certificats l'année suivante. Vous payez, et vous devez toujours. C'est pour ça que le taux de conformité tourne autour de cent pour cent. C'est un des rares dispositifs climatiques au monde que personne n'ose contourner. Maintenant, la vraie objection. Elle n'est pas technique, elle est morale. Elle ressemble à ça : d'accord, le plafond est contraignant, mais est-ce que c'est acceptable qu'un particulier, assis chez lui, achète des tonnes de CO₂ et gagne de l'argent avec ? Et là, je comprends le malaise. Il y a quelque chose de dérangeant à mettre le mot rendement à côté du mot pollution. Je ne vais pas prétendre le contraire. Ce que je réponds, c'est de regarder ce qui se passe mécaniquement. Ces certificats sont en nombre fixe. Chaque certificat qu'un particulier détient est un certificat qu'un industriel ne peut pas utiliser cette année-là. Il doit soit en trouver un autre plus cher, soit réduire ses émissions. Et les économistes ont mesuré cet effet : un euro de plus sur la tonne, c'est en moyenne zéro virgule soixante-treize pour cent d'émissions en moins. Ce n'est pas un permis de polluer. C'est le contraire : c'est un stock de tonnes qui rétrécit, et chaque tonne retirée du stock est une tonne que plus personne n'émettra. La phrase juste, ce n'est pas ils vendent le droit de polluer. C'est ils vendent le droit de polluer moins chaque année, et à la fin il n'y en aura plus.
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L'investissement climatique, ce n'est pas un marché de plus. C'est un secteur où les épargnants paient pour des labels qui ne prouvent rien, où le seul mécanisme réellement contraignant reste invisible du grand public, et où une voix claire peut vraiment compter.
Si ce que vous avez lu vous parle, nous sommes là quand vous êtes prêts.